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Les poèmes de Blanche Maynadier

UNE BIO DE BLANCHE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 blanche-31.jpg  

 

UN GRAND MERCI POUR HARMONIA QUI A COMPOSE CETTE BIO DE BLANCHE QUE VOUS POUVEZ RETROUVER SUR SON SITE AVEC DAVANTAGE DE PHOTOS ...................................

http://harmonia.messidor.over-blog.com/

Biographie de Blanche Maynadier

  

Blanche Maynadier 

Poète - Ecrivain et femme de lettres française

 

Née le 3 mai 1923 à Molay (Jura)

Décédée le : 18 novembre 2004  à Paris 

   
 

 

 - Ses parents, Georges Lavrut son père, cultivateur à Molay, Maria Bourges, sa mère épouse de Georges, attendaient un garçon, mais c'est une petite Blanche qui vit le jour. Paulette sa sœur aînée avait dix-huit mois lorsque Blanche vint au monde. A peine dix-huit mois plus tard ce fut  Genviève qui vint agrandir la famille. Les trois enfants, le travail dur et pénible de la ferme, eurent raison de la santé de Maria, qui fut atteinte de tuberculose et dut se séparer de ses enfants, afin de les protéger de la maladie.

   
 

 - Blanche et Paulette furent placées chez les grands-parents maternels, qui âgés et fatigués ne purent accueillir Geneviève, de santé très fragile et demandant une attention particulière. Elle fut donc confiée à une personne du village.

 Quelques mois plus tard Maria décéda à l'âge de trente-trois ans des suites de sa maladie.

 Georges lavrut  envisagea une vie monastique, mais le supérieur lui rappela ses devoirs de père, et le renvoya à ses responsabilités et à sa vie paysanne.

  - La mère  de Georges Lavrut fut servante à Paris chez les Deboïldieu, (peut-être de la famille du musicien célèbre)  avec lequel elle eut deux enfants du fils qui l'aimait, mais qui n'eut pas la force d'affronter sa famille, et se résigna à épouser une femme de son rang.

 

 

   - Georges Lavrut, homme original, inventeur, écrivain se sentait du sang bleu dans les veines et n'eut de cesse de retrouver ce père mystérieux. La légende familiale dit qu'il n'atteignit enfin son but, que pour apprendre la mort au combat de son père, qui avait été promu capitaine.

 

  - C'est après le décès de son épouse et son remariage avec Louise, que Georges repris ses trois filles à la ferme. Blanche, qui avait très peu de souvenirs de sa mère, accepta sa nouvelle maman sans difficulté.

les-3-Soeurs-1930.JPG 

Blanche, Paulette et Geneviève

 

Georges aura plus tard trois autres enfants de Louise, Marie puis  Pierre, et Paul.

 

    - La petite enfance, de Blanche ne se déroula pas dans la "normalité", son père qui attendait un garçon à sa naissance, la traita comme tel ! C'est aux champs qu'elle l'accompagnait, afin de faire travailler les chevaux, s'occuper des vaches, herser les terres labourées, rouler le blé, aider son père à poser les clôtures..

la batteuse

Au premier rang Georges Lavrut et sa seconde femme  Louise En haut signalée d'une croix, Blanche

.

   
 

Malgré la rudesse du travail, et les intempéries, la petite Blanche, timide et réservée, acceptait résignée, la condition qui était la sienne. Elle exécutait les ordres... A cette époque on ne contestait pas la décision des parents !

Elle alla peu à l'école, uniquement lorsque le travail à la ferme le permettait, c'est-à-dire l'hiver.

  

 

- Elle publia en 2000 L'école des champs ou elle raconte si bien, cette période d'enfance, où elle assume des tâches de garçon, par tous les temps, dans la solitude et le silence...

    

  - C'est épuisé  par le travail, les cinq ans de guerre, et sa condition de "bâtard", qu'il considéra comme une "tare", avec tout ce qui en  découlait en ce temps là, que Georges Lavrut décéda en 1937, l'année précédente,il avait fabriqué dans sa grange une grande croix de sept mètre qu'il érigea ensuite route de Champdivers à la sortie de Molay.

la-croix-de-mon-pere.JPG

 

 Croix de Molay érigée par Georges Lavrut, Blanche est à droite

 

 

  Blanche avait treize-ans, et malgré sa scolarité chaotique, elle obtint son Certificat d'études qui lui permettait de trouver du travail à Paris.

  - Suite à la mort de leur père, les trois filles furent accueilli chez leur grand-mère, pédicure dans la capitale, une femme sévère et intransigeante, ne laissant que peu de liberté à ses petits enfants...

 

   

 

 

 

 

- Blanche arriva dans cette ville lumière, avec ses illusions d'enfant, mais la réalité ne fut pas à la hauteur de ses espérances. Elle refusera l'emploi de              << bonne à tout faire >>  que sa grand-mère semblait vouloir lui imposer, mais  porteur de trop de souvenirs douloureux dans l'histoire familiale. Blanche préférera un travail d'employée ou d'ouvrière. Il lui fallut cependant beaucoup de courage pour affronter les moqueries de ses camarades. Son accent du terroir, son look n'était pas celui d'une parisienne.

 

- Elle a seize ans lorsque la seconde guerre mondiale fut déclaré, mais sa jeunesse lui permit de conserver une certaine insouciance. Elle qui vivait comme une petite sauvageonne, tourna la page de "l'école des champs" pour l'école de la vie.

C'est, Sous le ciel de Paris  qu'elle relate ses premiers émois, ses premiers amours, la rencontre d'un soldat américain et  son mariage manqué.

dix huit ans !

 

 

- Puis ce fut  Pierre, en stage à l'école des gardiens de la paix, qu'elle choisit pour mari.  Elle aura deux enfants, Monique (psychologue à Paris) et Martial (professeur de lettres), qui firent la fierté de Blanche. Elle s'instruira et se cultivera durant leurs études.

les-fiances.JPG

 

 

 Les années qui suivirent furent pénibles, les restrictions,  le caractère difficile de son mari aggravent les choses. Blanche tombe malade, elle pense mourir au même âge que sa mère.

 

 

BLANCHE---20-ans.jpg

   

 

- Cette période fut cruciale, elle consigne dans un cahier bleu, ( qu'elle cachera) ses souvenirs d'enfance qui deviendront plus tard  l'Ecole des champs . Ce fut en 1954, lors de sa convalescence en maison de repos, que blanche, ayant enfin le temps de lire, découvre, Jocelyn  et Graziella de Lamartine, qui seront certainement le déclic dans sa vie de poète et d'écrivain.

 

- Au début elle écrivit en cachette afin d'éviter les railleries de son mari. Mais vivement encouragée par ses enfants, Martial professeur de lettres, décela un potentiel qu'il fallait encourager et Monique Psychologue, compris l'importance de son choix. Blanche dut cependant surmonter bien des difficultés, mais rien ne l'arrêtait, elle rebondissait sans cesse,  nul ne pouvait atteindre sa détermination. Elle  apprit à imposer ses choix.  Le temps passant,  elle s'affirma dans les milieux littéraires et gagna en confiance, commençant à accumuler de nombreux ouvrages.

   

- Elle eut un jour l'idée géniale d'écrire à Picasso, se faisant passer pour une petite fille désireuse de dessiner des roses pour sa mère malade. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir peu de temps après, la jolie rose demandée, dessinée de la main de Picasso, qui n'avait pourtant pas la réputation d'un grand sensible... Elle fut confortée du pouvoir des mots, et plus jamais elle ne cessera d'écrire. Livres, poésies, chansons et histoires pour enfants, devinrent le but de sa vie. Pour publier son premier recueil de poésies Messidor, elle vendit à regret, la jolie rose de Picasso...

   

- Son cercle d'amis, poètes et écrivains s'élargirent. Elle rencontra de plus en  plus de gens connus. L'on peut lire dans Le temps d'écrire son cheminement et les nombreuses anecdotes de son parcours d'écrivain-poète. Difficile d'énumérer ses  récompenses, tant elles furent nombreuses. Elle reçut plus de soixante coupes, 200 médailles et ne comptait plus les diplômes... Elle publia 25 recueils de poésies, écrivit des nouvelles et plus de soixante chansons.

 

- Son oeuvre fut reconnu, elle apprit à versifier, peaufiner, sans toutefois renoncer à sa poésie qui se voulait simple, mais profonde, chantant ses amours et l'attachement à sa terre jurassienne.

   

- Toute sa vie elle cultivera quelques lopins de terre, d'abord à Paris dans un jardinet, car son besoin  de semer, planter, récolter et travailler la terre était viscérale. Ce besoin l'amènera  à nouveau dans le Jura, du printemps à l'automne. Son cœur était celui d'un poète mais également d'une paysanne.

 

 - Elle fut atteinte d'un cancer, et accepta son départ annoncé avec une certaine sérénité. Sa maladie fut plus difficile pour ses enfants, qui virent petit à petit la colombe s'envoler pour l'éternité. Elle décéda le 18 novembre 2004 à Paris. Elle repose  au Père-Lachaise dans le caveau familial.

  
 

Je remercie chaleureusement Martial, de m'avoir permis de publier la biographie de Blanche, sa mère, que le destin ne m'a pas permis de rencontrer. Mon désir profond de connaître mieux ce poète-écrivain, que je découvris d'abord sur le net, puis dans son recueil de poésies MESSIDOR, recueil découvert dans de tels circonstances que je ne pus croire au simple hasard, mais à un signe du destin, que la suite me  prouva... La rencontre de Martial son fils, ne fit que  conforter mes pensées, comme une preuve absolue, que la blanche colombe veillait et guidait mes pas...

©Harmonia.Messidor  http://harmonia.messidor.over-blog.com/

  Blog de Martial,  dédié à sa mère, Blanche Maynadier

    http://le-parc-de-la-colombe.over-blog.com/

  

 Lien :
Pour les personnes intéressées par les recueils
 de poésies de Blanche Maynadier, l'association :

le P.A.R.C : http:collectionleparc.123
 Martial Maynadier (fils de Blanche)  président actif de l'association.
 répondra à toutes vos questions.
Un lien permanent : -
Blanche Maynadier -  figure dans la colonne de droite de mon blog.

    Ses recueils de poésies (25)

  Chants visuels, Messidor,

    A l'ombre d'un figuier, Fructidor...

  Sa trilogie autobiographique 

  L'école des champs, Le ciel de Paris et Le temps d'écrire

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