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Les poèmes de Blanche Maynadier

Le pauvre laboureur

9 Juillet 2011 , Rédigé par MARTIAL PIERRE

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Un jeune laboureur s’étant levé matin

Attela son cheval sans attendre à demain.

«  Il faut bien se dit-il que je pense à la terre !

Ce labour de printemps me semble nécessaire.

 

D’après mes vieux parents, ce champ vaudrait de l’or !

Ont-ils dans cette glèbe enterré leur trésor ?…

A Paris je cherchais la gloire et la fortune,

Je reviens au pays, pour décrocher la lune…

 

Comment pourrais-je vivre avec ces dix journaux ?

Où picorent déjà plus de trois cent corbeaux ?

Enfin, je dois rester fidèle à ma promesse,

Ce terrain m’appartient, c’est toute ma richesse.

 

Si j’y mets du colza, ce n’est pas sans valeur !

Et de l’or à foison, j’en aurai la couleur…

Mon père m’a bien dit : « demain tu seras riche !

Ne laisse surtout pas, ton héritage en friche. »

 

Dans ces mots j’ai compris :  « cherche bien le magot »

Alors tu vois Bijou ! Faut se mettre au boulot ;

Puisqu’avant tout la terre aime qu’on la remue

Tu n’en as pas fini de tirer la charrue … »

 

                                       Blanche Maynadier

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Danielle 17/07/2011 22:59


Quel beau poème de Blanche qui exprime cet amour de la terre qu'elle avait dans le coeur, cette terre qui est la richesse des paysans, l'héritage qu'ils laissent à leurs enfants après une vie de
labeur. Il faut la labourer et la faire fructifier, surtout ne jamais la laisser sans soins. C'est un travail difficile mais que notre poétesse a bien connu dès son enfance, on ressent cet
attachement dans ces jolis vers. Merci Martial de nous permettre d'apprécier cette rude vie paysanne d'antan que nous avons tendance à oublier depuis l'apparition des tracteurs et autres engins
agricoles. Je t'embrasse avec beaucoup d'amitié. Danielle